Le Centre universitaire s’est mis au hip-hop cette année

Le CUFR a innové en 2016, en proposant une section hip-hop au sein du Pôle culture qui n’en finit pas d’étoffer son panel. Tous les vendredi entre midi et 13h, des étudiants pouvaient s’initier à cette danse des rues. Ils livraient ce vendredi les résultats de leur travail sur l’Esplanade à Dembéni.

« Ils étaient une quinzaine au début, puis nous sommes passés à 8 fidèles au long de l’année. Les plus courageux sont restés ! », rapporte « Assez », qui avait participé à la chorégraphie de la nuit du Hip-hop, et qui a entraîné les jeunes tous les vendredi cette année.

Sophie Huvet se félicite de cette première coopération entre l’association qu’elle booste depuis plusieurs années, Hip Hop Evolution, le Centre Universitaire de Formation et de Recherche (CUFR), et la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de l’Etat : « En dehors de quelques problèmes d’assiduité, nous avons pu intégrer les étudiantes qui débutaient à la section ‘Pratique féminine’ que nous avons lancée à Hip Hop Evolution. Nous mettons à la fois l’accent sur l’apprentissage des mouvements de cette danse des rues, mais aussi sur les valeurs qu’elle véhicule. »

L’esprit du Hip hop

Le Pôle culture du CUFR voit déjà plus grand pour 2017, « nous allons être ambitieux en proposant notamment d’intégrer des jeunes de l’extérieur au sein du CUFR. »

Car l’université a eu du mal à fédérer ses étudiants autour de ce projet, ce qu’explique facilement « Assez » : « Souvent, ce sont des jeunes qui sont en souffrance, des jeunes de la rue, qui ont besoin de s’exprimer par cette voie. » Jeter un pont entre cette jeunesse en mal de reconnaissance et la fac, voilà un nouveau challenge pour le CUFR.

Les étudiants nous ont offert leur spectacle de fin d’année en quelque sorte, les filles débutantes, développent déjà un bon rythme, quant aux autres, les performances vont crescendos, jusqu’à « leader », un vrai pro du Hip Hop lui par contre, qui a débuté au Golden boy d’Hanjangua, et qui s’envole littéralement, ses grandes jambes déployées, au dessus des autres.

Elles et ils, sont d’Iloni, de Mzouazia, de Kahani, d’Hajangua, de Majicavo ou de Chiconi, « ce qui veut dire que nous nous sommes constamment entrainés tous villages confondus, dans l’esprit du Hip Hop, c’est à dire prendre plaisir à être avec les autres. »

Anne Perzo-Lafond
Le Journal de Mayotte

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