Après l’attaque des Champs-Elysées, hommages des magistrats aux forces de l’ordre

© AFP/Archives - Jacques DEMARTHON

Après l’attentat qui a coûté la vie à un policier sur les Champs-Elysées à Paris, la cour d’assises spéciale jugeant la filière jihadiste de Cannes-Torcy a imposé vendredi une minute de silence, entre autres hommages de magistrats.

Dès le début de l’audience, l’avocat du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), partie civile au procès au côté de victimes juives d’un attentat à la grenade en 2012, a formulé la demande d’un hommage.

"Hier, un policier a été tué sur les Champs-Elysée, je suggère que nous fassions tous une minute de silence", a commencé Me Pascal Markowicz, vite interrompu par un brouhaha de mécontentement venant des rangs de la défense.

"Instrumentalisation !" a lancé un avocat. "Absolument pas, nous ferions hommage à notre robe", s’est défendu Me Markowicz, proposant de "précéder" l’hommage national annoncé par le président François Hollande.

L’avocat général Philippe Courroye ne s’est "pas opposé" à cette démarche, décriée par la défense.

"Nous sommes tous contre. Cela apparaît vraiment comme une instrumentalisation, dans ces moments tragiques", a plaidé Me Michel Konitz, au nom des avocats des dix-sept accusés présents dans la salle.

"Cette minute de silence... nous prendre en otage si on la refuse, c’est insupportable. Il ne faut pas céder à ça", a lancé Me Elise Arfi.

Après une brève suspension pour délibérer, le président Philippe Roux a annoncé que la cour avait "décidé de se ranger du côté de la partie civile".

Toute la salle s’est alors levée, y compris les accusés, à l’exception de deux, dont Jérémy Bailly, petit délinquant converti à l’islamisme radical considéré comme le bras droit du chef du groupe, tué lors de son arrestation.

Vingt hommes - dont trois en fuite - sont jugés depuis jeudi devant la cour d’assises spéciale de Paris pour un attentat à la grenade contre une épicerie casher à Sarcelles le 19 septembre 2012, des projets d’attaques contre des militaires et des départs en Syrie.

La Cour de cassation, plus haute institution judiciaire française, a elle aussi observé une minute de silence vendredi à l’occasion d’une audience solennelle.

L’Union syndicale des magistrats (USM), organisation majoritaire, s’est dite "en deuil" dans un communiqué, et a "assuré de son entier soutien la famille et les proches du policier tué, les policiers blessés et l’ensemble des forces de l’ordre qui luttent, jour après jour, au péril de leur vie, pour assurer la sécurité de tous les Français."

Le Syndicat de la magistrature, organisation minoritaire et marquée à gauche, a lui "apporté toute sa solidarité (...) aux policiers, gendarmes, agents des forces de l’ordre qui poursuivent leurs missions dans ce contexte dramatique où ils sont régulièrement et spécifiquement visés", selon un communiqué.

à voir également en vidéo

horaire des barges

Petite terre (Quai Issoufali)
Chaque 1/2h: 07h00 - 20h00
Chaque heure: 20h00 - 00h00

Grande terre (Gare maritime)
Chaque 1/2h: 07h30 à 20h30
Chaque heure: 20h30 à 00h30
voir toutes les horaires de barges