Téléphérique de Brest : une cabine "chute violemment" sans faire de blessé

© AFP/Archives - FRED TANNEAU

L’une des cabines du téléphérique de Brest a fait une chute de plusieurs mètres de haut lors d’une opération de manutention, sans faire de blessé, a annoncé jeudi Kéolis Brest, l’exploitant du réseau de transports en commun de l’agglomération.

"Cette nuit, lors des travaux de maintenance annuelle réalisés par le constructeur BMF, une cabine du téléphérique de Brest a été détériorée lors d’une opération de manutention", a indiqué Kéolis Brest dans un bref communiqué.

Cette opération avait été confiée par l’exploitant au groupe Bartholet Maschinenbau Flums (BMF), spécialisé dans les remontées mécaniques et les parcs d’attraction.

Contacté, l’un des responsables de Kéolis Brest, Cyril Mascé, a expliqué à l’AFP que la cabine était "hors d’usage" après avoir "heurté le sol violemment", au niveau de la station des Capucins, alors qu’elle devait être descendue de son support pour une opération de maintenance.

M. Mascé a précisé que la chute de l’habitacle, de trois mètres de haut, n’avait pas fait de blessé.

"Vu ce qui s’est passé cette nuit, nous avons suspendu l’exploitation le temps que le constructeur fasse les analyses nécessaires et qu’il nous dise ce qui s’est passé", a ajouté M. Mascé.

"Soit il y a eu une erreur humaine de manutention, soit un problème matériel" au niveau du pont de levage, a indiqué lors d’une conférence de presse Nicolas Chapuis, directeur général de la filiale française du constructeur suisse.

Cet incident "ne remet absolument pas en cause le téléphérique en lui-même", a-t-il souligné, disant espérer une reprise du téléphérique, avec une seule cabine, dès la fin de la semaine prochaine.

"La cabine a chuté de quelques mètres, elle est tombée presque à plat et le vitrage n’a pas survécu au choc", a détaillé lors de cette conférence de presse Alain Masson, premier vice-président de Brest métropole Océane (BMO). Cependant, "il faut vérifier que la charpente en elle-même n’a pas souffert de la chute", a-t-il ajouté.

La construction d’une nouvelle cabine pourrait nécessiter entre six et neuf mois, selon le constructeur.

Le téléphérique de Brest subit depuis le 7 août sa première maintenance annuelle. L’opération doit durer jusqu’au 18 août. Pendant cette période, le téléphérique devait être arrêté totalement ou bien voir une seule de ses cabines fonctionner.

Mis en service le 19 novembre dernier en présence de la ministre de l’Environnement Ségolène Royal, le téléphérique de Brest est le premier en zone urbaine de l’Hexagone.

Dès son lancement, l’appareil a connu des déboires, en raison d’une coupure d’électricité. Le dispositif a ensuite subi une série d’incidents comme l’ouverture intempestive des portes de l’une des cabines alors qu’elle se trouvait à une cinquantaine de mètres au-dessus du sol avec un technicien à bord.

Entièrement automatisé, le dispositif, d’un coût de 19 millions d’euros, est doté de deux nacelles — d’un coût de 600.000 euros chacune — pouvant embarquer chacune jusqu’à 60 passagers pour un trajet de 420 m réalisé en moins de trois minutes au-dessus de la Penfeld, la rivière qui sépare la ville en deux.

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