Tupperware ferme son site français : 235 suppressions d’emplois

© AFP/Archives - JEAN-FRANCOIS MONIER

La direction générale du fabricant de boîtes alimentaires en plastique Tupperware a présenté jeudi aux représentants du personnel "un projet de fermeture" de son site de production de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire) prévoyant la suppression des 235 emplois de l’usine.

La fermeture du site, en activité depuis 1973, devrait être effective en mars 2018, selon un communiqué de la direction reçu par l’AFP.

"Confrontée à une surcapacité industrielle notable de son réseau de fabrication européen liée à une amélioration de sa productivité et à un ralentissement de ses activités commerciales en Europe centrale et occidentale et notamment en France, l’entreprise se doit d’optimiser son empreinte industrielle afin de rétablir sa compétitivité et assurer de la croissance", assure le communiqué.

Sonnés, des salariés en larmes quittaient jeudi soir l’usine. "L’usine est à l’arrêt car les gens sont en pleurs, dépités, et ne peuvent plus travailler", a déclaré Frédéric Foucher, délégué syndical CFDT.

"Nous l’avons appris lors d’une réunion CE-CCE ce matin. Ça a été bâclé en une demi-heure de temps. On nous a dit qu’on fermait le site fin février", a-t-il dit. "Ici, la moyenne d’âge est de 50 ans. Certains ont plus de 40 ans d’ancienneté", a-t-il encore commenté.

"C’est dur de rester calmes. On ressent tous une colère monstre. On s’attendait à quelque chose mais pas à une fermeture", a déclaré Antonio Constantino délégué syndical CGT. "Du jour au lendemain, on vous vire comme un kleenex. Des familles vont rester sur le carreau juste parce que des financiers qui veulent gagner encore plus l’ont décidé", a-t-il lancé. "Tupperware a quatre usines en Europe : Portugal, Grèce, Belgique et France. On ne ferme que la française... On nous dit qu’on coûte trop cher !", a encore protesté le syndicaliste.

Les élus locaux étaient aussi sous le choc : "Aucune information ne nous a été communiquée. Je n’ai eu qu’un appel laconique ce matin d’un dirigeant me disant : Nous souhaiterions vous rencontrer car nous avons décidé de fermer l’entreprise", a regretté le maire de Joué-lès-Tours, Frédéric Augis (LR). "Après la suppression par Michelin de 742 postes (dans le cadre d’un plan social de 2013-NDLR), c’est un nouveau choc pour la ville de Joué-lès-Tours et toute la métropole", a-t-il ajouté.

Les parlementaires d’Indre et Loire ont eux aussi accusé le coup.

Le sénateur LR Serge Babary a réclamé "une réunion d’urgence, sous l’égide du Préfet d’Indre-et-Loire, mobilisant les responsables de l’entreprise, les parlementaires et les acteurs économiques locaux".

La députée LREM Fabienne Colboc a annoncé qu’elle sera "particulièrement vigilante quant à l’exemplarité du plan de reclassement annoncé et apporterai tout mon soutien aux salariés".

"Tupperware souhaite être exemplaire en proposant un reclassement à chacun des salariés et en mettant tout en œuvre pour trouver un repreneur", a souligné un porte-parole de l’entreprise.

"Il y a dix ans, il y avait 55 machines à l’usine de Joué-lès-Tours. Aujourd’hui, il y en a 8, et elles ne tournent pas à plein régime", a expliqué à l’AFP le porte-parole de Tupperware.

Avec ses quatre sites de fabrication en Europe, la surcapacité de production en 2017 est de 35% (en Europe) et serait de 45% si le site français poursuivait ses activités, a fait valoir le porte-parole de Tupperware.

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