Le STM s’offre un bijou flottant pour ses 40 ans

Pour ses 40 ans, le Service des Transports Maritimes (STM) du département s’offre un beau cadeau de 9 millions d’euros : un amphidrome tout neuf, le Karihani, qui fait monter en puissance la qualité du service à bord.

En ce jour d’inauguration, le Tout-Mayotte, excepté la préfecture et ses services, en période de réserve électorale, mais aussi des anciens agents, retraités, venus fêter les 40 ans de leur entreprise, embarquaient pour une heure et demie de navigation.

Comme le rappelait le président du conseil départemental dans son discours, cette inauguration succède de quelques mois à celle du sistership du Karihani, le Polé. Ils ont une capacité de 590 passagers embarqués chacun, et de 33 véhicules. Voilà qui devrait donc décongestionner les longues files d’attente des automobilistes en attente quai Colas.

Aujourd’hui, la flotte du STM se compose de 11 navires, rappelle Régis Chauffeteau, Directeur par interim, Franck Fournier ayant quitté Mayotte : « Nous avons recruté des chefs mécaniciens à l’extérieur, n’ayant pas les ressources en local », déclare-t-il. L’équipage est de 8 marins.

Quand les fonds européens tournent rond

L’investissement de 9 millions d’euros a été financé à 65% par les fonds européens, et 35% le département. Sur les deux amphidromes, le conseil départemental va encaisser prés de 10 millions d’euros en remboursement de cet investissement, « c’est une première concrétisation de l’utilisation de ces fonds pour la période 2014-2020, et un signal fort qui rappelle que Mayotte a besoin de l’Europe pour financer ses projets structurants », soulignait le président Soibahadine Ramadani, en insistant sur les besoins de l’île et ses difficultés, « il faut donner toute sa portée à ‘l’arrêt Mayotte’ du 15 décembre 2015 de la Cour Européenne de justice, permettant de déroger aux normes des traités actuels en prenant en compte les réalités du territoire. »

Depuis 1977, le STM s’est considérablement développé, notamment en « modernité et confort », et embarque désormais 4,7 millions de passagers en moyenne par an. « En 1977, la traversée entre Petite et Grande Terre se faisait en boutre, et en pirogue à voile », rappelle le président du département devant les cocos et bacocos de l’entreprise.

Desserte littorale

Pour le président, il faut mettre l’accent sur la formation des agents avant tout, un passage que la direction de l’Ecole d’Application Maritime de Mayotte a du apprécier, surtout que « la majorité actuelle porte le projet d’ouverture dans les mois et les années qui viennent, de nouvelles lignes secondaires », la fameuse voie de desserte par le littoral.

Le président en profitait pour rappeler les grands chantiers, « le 3ème pôle d’activité au centre-ouest de l’île », la réalisation de la piste longue, le contournement de Mamoudzou par le haut, le Schéma de développement touristique de 2007 et sa réactualisation, le pont entre Petite et Grande Terre et la cité administrative. »

Ceux qui ont participé activement à la bonne réalisation de ce projet d’amphidrome ont eu droit à un petit mot : les agents du STM et leur ancien directeur Franck Fournier, le Chantier Naval de l’Océan Indien à Maurice, les services de l’Etat pour l’accompagnement au montage des financements, et les deux élus en charge du dossier, Fatima Souffou et Mohamed Sidi.

Au moment de larguer les amarres, une petite voix off sollicitait l’attention sur les mesures de sécurité, dans un style proche des consignes diffusées dans les avions et les trains. Certains passagers se demandaient s’il fallait boucler sa ceinture… Nous avons assurément changé d’ère au STM !

Anne Perzo-Lafond
Le Journal de Mayotte

mots clés de l'article : Mayotte , société , Maurice , orange , Une , STM , chantier de l’océan idien

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