Des médiateurs pour mieux traiter les animaux

photo RB imaz press reunion

Le collectif réunionnais d’assistance et de protection des animaux (CRAPA) désire se lancer dans la médiation. Pour accompagner les propriétaires qui rencontrent des difficultés à s’occuper de leur animal, il souhaite créer des "brigades" capables de se rendre à domicile. En revanche, face à un acte de cruauté flagrant, le CRAPA prévient : "il n’y aura pas de médiation possible, une plainte sera déposée".

Chaque jour, le CRAPA reçoit un, voire plusieurs signalements. On leur indique des cas de maltraitance animale, plus ou moins graves. Face aux situations les plus dramatiques, le collectif n’hésite pas à déposer plainte. D’ailleurs, depuis le mois de janvier une dizaine de plaintes a été déposée. Depuis le mois de juin, c’est une quarantaine. 

"Accompagner les familles"

Dans l’idéal, le CRAPA "aimerait faire de la médiation avant d’en arriver à la plainte" : "on veut accompagner les familles" explique Lysiane Joannes Uny, la présidente. Pour ce faire, le collectif souhaite créer et former des binômes qui se rendraient à domicile. Dans ce cadre, il recherche des bénévoles intéressés par la médiation. Regardez : 



Selon la présidente du CRAPA, le but de la médiation serait d’accompagner les propriétaires pour améliorer les conditions de vie de leur chien. Et ce, dans un premier temps, sur une durée de trois mois. Lysiane Joannes Uny ajoute : "la médiation est possible quand l’animal est attaché trop court ou quand il n’a pas droit à des gamelles propres. Ces situations sont souvent dues à un manque de connaissances. Il faut apprendre aux gens qu’il y a d’autres façons de faire, qu’il y a une réglementation à respecter : il faut apporter aux chiens un minimum de confort". 

"Nous ne sommes pas là pour culpabiliser les propriétaires"

Pour exemple, le médiateur pourrait accompagner des propriétaires chez un vétérinaire pour faire stériliser l’animal. "Nous ne sommes pas là pour culpabiliser les propriétaires, nous souhaitons plutôt les sensibiliser indique Lysiane Joannes Uni. Souvent les gens ne connaissent pas les lois, certains n’ont pas accès à l’information, d’autres manquent de moyen." Aussi, il y a quelques temps, le CRAPA est intervenu auprès d’un chien qui s’est fait tirer dessus à coups de carabine, par le voisin de son maitre. "Les gens n’avaient pas les moyens d’emmener l’animal chez le vétérinaire alors on a apporté notre aide explique la responsable du collectif. Dans ce genre de cas, les vétérinaires peuvent quelques fois faire un geste bienveillant en proposant, par exemple, des facilités de paiement."

Les brigades devraient être effectives fin juin

Selon la responsable du CRAPA, les brigades de médiateurs devraient être effectives d’ici à la fin juin. Le temps de permettre aux bénévoles de suivre une formation complète : "nous avons eu une première formation sur le volet juridique, nous allons en avoir une deuxième le 2 juin, avec l’association PA d’AC pour savoir comment faire de la médiation et comment s’adresser aux gens. Puis on s’attaquera à un troisième volet avec un comportementaliste animalier qui interviendra". 

La médiation est-elle la solution ? 

Pour Laurie Carlotti, membre bénévole de l’association PA d’AC (Protégeons les animaux des actes cruels), la médiation est la solution pour lutter contre les violences. Infirmière pendant 14 ans, elle s’est reconvertie dans l’animation socio-professionnelle. Aussi, depuis deux, trois ans, elle est bénévole pour l’association PA d’AC mais aussi pour l’association familiale de prévention, de développement et de santé (AFPDS). Dans le cadre de ces deux structures, Laurie Carlotti pratique la médiation. "On ne peut pas sensibiliser les gens s’ils n’ont pas la considération de l’animal. Ca ne peut pas marcher" déclare-t-elle avant d’ajouter : "l’errance des animaux, au départ, c’est le fait de négligence des propriétaires qui agissent par manque de connaissances". 

"On fait des contrats avec les familles"

Aussi, dès lors qu’une situation de négligence animale est indiquée à l’association, PA d’AC propose une médiation : "on fait des contrats avec les familles. On s’engage à les aider à améliorer les conditions de vie de leur animal et, elles, en contrepartie, elles s’engagent à s’occuper convenablement du chien". Laurie Carlotti l’affirme : "face aux violences intrafamiliales ou faites aux animaux, la médiation est la solution". Pourquoi ? "Car la violence est une réponse à une situation de mise en danger. Le travail de la médiation consiste à trouver les déclencheurs de cette violence et de voir quoi mettre en place pour que celà ne se reproduise pas".

Elle ajoute : "c’est pareil pour les déchets jetés n’importe où. C’est à la population de se saisir du problème. Il faut qu’elle prenne conscience de la violence qu’elle inflige, à une personne, à un animal ou à un environnement. Notamment pour que celà ne se reproduise pas". 

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