Si les basculements prennent du temps, c’est de la faute aux blocs

photo RB imaz press renion

Ce mercredi 21 mars 2018, la route du Littoral a été une nouvelle fois basculée. C’est suite aux fortes pluies et aux cascades en série se déversant de la falaise que la Crgt a annoncé la circulation mise en place sur les voies côté mer. Depuis le début de l’année, la saison des pluies n’a pas arrangé la situation : l’axe est fréquemment basculé. Et si le basculement effectif peut parfois prendre du temps, c’est principalement faute à la chaîne de blocs vieillissante.

Entre la prévision et le basculement effectif, il s’est parfois déroulé jusqu’à... sept heures. Éric Boiteux de la Direction Régionale des Routes rappelle cependant qu’une gestion aussi longue reste rare même si "ça arrive régulièrement que l’on mette beaucoup trop de temps". Comment ça marché déjà, le basculement de la route du Littoral ? Ce sont deux machines - le Ladi et le Lafé - qui se chargent de mettre en place une chaîne de blocs servant à délimiter les voies. Et même si les deux sont "des vieilles dames", elles restent "très bien entretenues", affirme Éric Boiteux. Leur rôle reste tout de même de déplacer une chaîne de blocs... elle-même assez ancienne. Elle compte près de 7000 et 500 d’entre eux environ sont changés par an.

Cette chaîne est "vieillissante, extrêmement sollicitée". Conséquence la plus fréquente : un bloc qui casse à l’intérieur de la machine. C’est ça qui crée "le plus souvent’ du retard". Car il faut ensuite aller casser ce bloc bloqué au martau-piqueur. Une opération qui prend trois quart d’heure, voire une heure.

- "Un système de basculement extrêmement contraignant" -

"Lorsque nous avons 20 basculements par an, il y a un peu moins de casse que lorsque nous en avons 30 ou 40". Depuis le début de l’année 2018, la route du Littoral a été basculée près de dix fois, entre les différents sytèmes météorologiques et les fortes pluies.

Pour Éric Boiteux, "on est dans un système de basculement extrêmement contraignant et qui, au moindre petit problème, nous fait perdre pas mal de temps. On n’est pas à l’abri d’un nouveau problème. On fait de notre maximum pour prendre le moins de temps possible". Un maximum qui passe par l’accompagnement du Ladi et du Lafé via des mécaniciens pour parer toute panne potentielle.

Et puis, la raison la plus logique pour ces retards, c’est aussi l’augmentation du trafic : "Le trafic augmente. Dès que l’on a un accident, les machines ne peuvent plus avancer. Gérer du 2+1, il y a dix ans, lorsque l’on avait 50 000 véhicules par jours, c’était déjà compliqué mais ça passait. Quand on en avait 40 000 il y a 20 ans, c’était très bien. Actuellement, avec 65 000 ou 70 000 véhicules par jour, ça devient très compliqué" soupire Éric Boiteux. Et ça ne risque sans doute pas d’aller en s’arrangeant.

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