Les activités de chercheur et startupeur peuvent se renforcer

Publiée par Le Point

publié le 29 mars 2018 - durée 1:03 - catégorie : actu

La remise du rapport sur l’intelligence artificielle par Cédric Villani à Emmanuel Macron, a été précédée dans la matinée par une série de conférences au Collège de France où se sont notamment exprimés les chercheurs français Yann LeCun (Facebook), Laurence Devillers (CNRS), Stéphane Mallat (Collège de France), Marie-Paule Cani (Collège de France, Inria) mais aussi le britannique Demis Hassabis (créateur de Deepmind, l’intelligence artificielle qui a battu le champion du monde de jeu de Go), Sam Altman (YCombinator, Open AI), Fei Fei Li (Stanford, Google)... Ont notamment été abordé la course mondiale que se livrent les pays pour devenir champion du monde de l’intelligence artificielle, tout comme, sujet hautement sensible, le statut des chercheurs publics en France. Cédric Villani, qui dans son rapport prône le doublement des salaires des jeunes chercheurs en France, pour attirer et retenir les talents, sera-t-il entendu par le Chef de l’Etat ? Devant la caméra du Point.fr (vidéo), il a en tout cas souhaité un changement radical du statut. “Les chercheurs français sont le premier atout dont nous disposons dans la bataille pour l’intelligence artificielle, nous devons leur simplifier la vie, il faut permettre plus de possibilités, d’allers et retours, des positions jointes entre l’industrie et la recherche, la possibilité de lancer son entreprise tout en encadrant des thésards, en continuant d’enseigner ; la possibilité de partir à l’étranger, de revenir, d’aller dans le public, bref plus de facilités, plus de contacts, plus de capacités pour faire les choses, expérimenter, se libérer”. Chercheur et start-uper, même combat ? “Nous avons les exemples internationaux qui nous montrent à quel point l’activité de chercheur et de jeune entrepreneur, de start-up peuvent se renforcer l’une et l’autre et combien un regard peut être important pour encadrer l’autre versant”.