Les organisateurs de la mobilisation vont durcir le mouvement et veulent négocier avec le premier ministre

Les organisateurs de la manifestation indiquent leur refus de négocier avec la ministre des outre-mer qu’ils accusent de chantage, et dont ils estiment qu’elle n’a aucune marge de décisions.

L’intersyndicale CGT Ma, CFDT, FAEN, FO, Confédération syndicale des Familles, SNUipp, Solidaires, CFE-CGE et le Collectif des Citoyens de Mayotte ont écouté attentivement les propos de la ministre interviewée par Jean-Jacques Bourdin.

Devant les médias, ils ont vertement critiqué la mollesse du gouvernement, « c’est du mépris », en demandant à négocier « avec une personnalité habilitée à engager l’Etat. La ministre n’est pas notre interlocutrice privilégiée, elle a manifesté du dédain lorsqu’elle était au Sénat ».

Depuis, le ton a monté. S’il était question de l’accueillir « sans fleur ni tradition mahoraise », les organisateurs indiquent dans un communiqué « rejeter le chantage de la ministre ». Cette dernière a en effet conditionné sa venue à l’ouverture des écoles par les maires lors de la rentrée scolaire. Ils ont adressé un communiqué.

« Nous rejetons le chantage de la ministre des Outre-mer et exigeons la venue du Premier Ministre. Nous avons décidé de durcir le mouvement qui va s’amplifier dès lundi.

Le Gouvernement reste sourd à la détresse de nos concitoyens de Mayotte malgré une mobilisation historique par son caractère unitaire, historique par son ampleur et exemplaire par son aspect pacifique.

En réponse au cri d’alarme des Mahorais qui ne demandent que la sécurité et un plan de mise à niveau en matière d’infrastructures, de services publics et de traitement social, le pouvoir a décidé d’engager le rapport de force. Il semble résolu à en découdre avec le département le plus faible de France et à faire rendre gorge à sa population.

Le Premier Ministre s’est livré à la provocation, hier au Sénat, en constatant les déficiences de ses propres compétences, et en n’ayant pas un seul mot de compassion pour les victimes des violences à Mayotte. Il n’a rien proposé. Il ne s’est pas prononcé sur les plans de rattrapage élaborés par la coordination syndicale, ni sur le plan de mise à niveau défini par les élus.

Ce matin, sur la radio RMC, la ministre des Outre-mer, qui elle-même ne propose rien, s’est autorisée un chantage en conditionnant sa venue à l’arrêt du mouvement social. Nous condamnons ces méthodes dont l’objectif est de mettre sur la table les plans de rattrapage et de mise à niveau des politiques publiques.

De plus, nous exigeons la venue d’un décisionnaire. Or la ministre n’a visiblement aucune marge de décision ou de négociation. Son seul mandat est de tenir la position de fermeté de l’Etat et de nous diviser. Sa venue n’est donc ni souhaitable ni souhaitée.

C’est pourquoi nous avons décidé de durcir et d’amplifier nos actions dès lundi et exigeons la venue du Premier Ministre, qui est, en tant que chef de gouvernement, le seul à pouvoir décider de sortir de l’impasse dans laquelle il s’est mis lui-même par aveuglement, désinformation, manque d’empathie et absence de vision stratégique.

Si le gouvernement n’en est qu’à une phase de réflexion qui nécessiterait d’organiser des conférences dans plusieurs mois, qu’il sache, qu’ici, à Mayotte, nous savons ce qu’il faut mettre en œuvre pour lutter contre l’insécurité et relever le niveau de nos services publics. »

 

 

 

 

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