Mayotte, futur vivier de programmeuses informatiques

L’informatique, c’est pas pour les femmes. La programmation, c’est un métier d’homme. Le code, c’est un petit milieu trop sélectif. Autant d’idées reçues qu’ont tâché de démonter ce matin quelques passionnés devant un parterre de femmes déterminées.
Pour la première fois, Pôle Emploi et Opcalia, avec le Gemtic, le groupement des entreprises mahoraises de l’informatique, organisent une session de formation destinée aux femmes, pour leur apprendre le codage. L’objectif est, en six mois, de leur apprendre les bases de plusieurs langages informatiques pour créer des sites Web ou des applications mobiles.

Faouzat Mili, directrice des systèmes informatiques au Département de Mayotte

Alain Assouline est président de l’école Webforce3, revendiquant une “cinquantaine d’implantations territoriales” qui dispense la formation. “Il y a insuffisamment de femmes dans ces métiers-là” estime le responsable qui intervenait ce mardi matin en visio-conférence depuis la métropole. Il souhaite ainsi “inverser la tendance”. De plus, poursuit-il, “là où il y a beaucoup d’offres d’emplois, il y a une place pour l’insertion”.

Son souhait à terme est de créer à Mayotte “une école pérenne, qui s’y implante durablement”.

La première session de formation, qui commence la semaine prochaine, aura donc valeur de test grandeur nature pour les quelques dizaines de femmes qui y participeront, avant une autre session qui débutera en septembre.
Ibrahim Jaffar Mohamed est chef de projet chez Opcalia, il revient sur l’origine du projet.

Une vingtaine de postulantes vont commencer la formation la semaine prochaine

“La formation de développeuse Web a été initiée dans l’autres départements l’année dernière, mais pas à Mayotte, déplore-t-il. Notre objectif est de permettre l’inclusion de jeunes femmes dans les métiers du numérique qui reste un secteur très masculin. On essaye de développer ce type d’initiative sur le territoire afin de faire monter en compétence les jeunes femmes intéressées par ce secteur”.

Et la directrice des systèmes informatiques du Conseil départemental Faouzat Mili de conclure, le codage selon elle, “c’est un métier de passion, pas d’homme, ou de femme”. La vingtaine de postulantes présentes ce mardi n’étaient plus à convaincre.
Y.D.

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