Océan Indien par Imaz Press, mercredi 17 mai 2023 à 08:38

La discipline attendue pour les jeux de 2028 : Alice Lemoigne, double championne du monde de longboard, vise désormais les JO

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Alice Lemoigne a réalisé l’exploit ce dimanche 14 mai 2023 en remportant pour la deuxième fois consécutive le titre de championne du monde de longboard. Une nouvelle médaille à ajouter à son palmarès déjà impressionnant. Double championne du monde, septuple championne d’Europe, quintuple championne de France…Rien ne semble arrêter la surfeuse réunionnaise, qui vise désormais une possible médaille d’or aux Jeux olympiques de Los Angeles en 2028 – à condition que le longboard soit sélectionné parmi les disciplines. Imaz Press s’est entretenu avec la championne, à la veille de son retour à La Réunion (Photo d’illustration rb/www.imazpress.com)

Vous êtes la première femme à gagner consécutivement l'or aux mondiaux. Qu'est-ce que ça fait de réaliser cet exploit ?

C'est incroyable, j'ai encore du mal à réaliser, c'est comme si j'étais sur un petit nuage. C'était évidemment mon objectif, mais d'un côté je ne m'y attendais pas forcément, la compétition était féroce. Il faut dire que les surfeuses brésiliennes et américaines sont particulièrement bonnes, il fallait garder cela en tête.  

Gagner un titre, c'est bien, le garder, c'est plus compliqué. J'ai plusieurs titres de championne de France et d'Europe, maintenant je peux aussi dire que j'ai plusieurs titres de championne du monde (rire).

Etre la tenante du titre, forcément ça met la pression. Est-ce que vous avez une peur de ne pas décrocher la médaille d'or ?

Peur, pas forcément non, parce que je savais que j'avais le niveau pour gagner ce titre. Mais j'avais effectivement beaucoup de pression, notamment parce qu'on m'a rappelée tout au long de la compétition que j'étais la tenante du titre. J'ai essayé de ne pas trop y penser, ne pas trop penser au niveau de mes adversaires. L'important était surtout de garder le mental.

Justement, dans ce genre de situation, comment garde-t-on le mental ?

Ce n'est pas toujours facile, je suis d'ailleurs passée par des phases compliquées pendant la compétition. J'ai dû passer aux repêchages, j'ai cru pendant un instant que je n'allais pas même terminer sur le podium. Je me suis dit "allez, tu ne vas pas douter de toi, crois en tes rêves, tu ne vas pas lâcher maintenant". Et surtout, l'important pour moi était de prendre du plaisir, c'est une chose qui a beaucoup résonné en moi.

Avec la crise requin, vous avez dû vous adapter et devez composer entre votre vie en Métropole et à La Réunion. Cela ne demande pas trop de sacrifice ?

C'est vrai que c'est une vie intense, je viens de faire 32 heures d'avion par exemple, et je repars pour La Réunion ce mercredi soir. Il faut composer avec l'entraînement, avec mon travail avec le TCO quand je suis dans l'île, la préparation des compétitions, les allers-retours entre La Réunion et la Métropole…

C'est toute une organisation, mais il semble que j'arrive à le faire, et que mon travail paie (rire).

 Le longboard pourrait faire son entrée aux Jeux olympiques de 2028. Vous convoitez le titre de championne olympique ?

C'est la dernière qui me manque ! Ca a d'ailleurs été le sujet de grandes discussions pendant les championnats : il est presque sûr que le longboard soit une des disciplines présentes à Los Angeles. C'est évident que je veux pouvoir y participer, alors il va falloir garder la forme jusqu'à 2028 (rire). C'est clairement un objectif de remporter l'or aux JO. Peut-être que je pourrais prendre ma retraite après ça.

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