Océan Indien par Imaz Press, vendredi 16 février 2024 à 08:44

Musique : Au théâtre Luc Donat et au TPA : Louis Bertignac déroule le film de sa vie

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Chanteur et guitariste, co-fondateur du groupe mythique Téléphone (1976-1986), Louis Bertignac revient à La Réunion, 43 ans après son premier concert, pour se produire sur les scènes de Luc Donat et du TPA. À bientôt 70 ans, le rockeur au grand cœur interprétera les titres de son dernier album résolument rock "Dans le film de ma vie", mais pas que. Rencontre (Photo vw/www.imazpress.com)

• Votre premier concert sous nos latitudes remonte à plus de 40 ans, aux débuts de Téléphone, mais vous êtes revenu aussi en 2017 avec les Insus…

- En effet et mon plus beau souvenir était ce concert au théâtre de Saint-Gilles où il y a eu une ferveur fabuleuse, que je n’ai pas ressentie avec les Insus pourtant en 2017… Quoi qu’il en soit, je suis toujours heureux de monter sur scène, peu importe l’endroit où je me trouve et j’ai vraiment hâte.

• Une batterie, une basse, un clavier et vous… Une formation minimaliste pour cette tournée ?

- J’arrive avec un super groupe composé d’un bassiste fantastique, d’un clavier génial qui rajoute de la justesse et de la variété, et une nouvelle batteuse qui m’accompagne sur ces deux concerts, parce que celui qui me suit habituellement est au Japon pour un mois.

Et en plus, ils font les chœurs, que demander de plus ? On a chacun notre place même si harmoniquement j’ai tendance à en prendre un peu trop (rires). J’aime être sur scène avec des personnes que j’aime et avec lesquelles je suis en harmonie. Et pour cette tournée, je m’éclate vraiment.

• À quoi doivent s’attendre vos fans ?

- Il faut s’attendre justement à s’éclater comme j’y prends prends plaisir ! On va revisiter les grands succès de Téléphone pour un quart, puis un quart de l’ancien Bertignac et la moitié du nouvel album.

• Comment expliquez-vous votre succès auprès de différentes tanches d’âge tant les jeunes que vos fans de la première heure ?

- Je ne sais pas si ce sont leurs parents qui leur font écouter, mais c’est une bénédiction pour moi de voir toutes ces tranches d’âge dans le public, et je me régale !

• Avec "Le film de ma vie", vous allez nous raconter une « Jolie petite histoire » ?

- Pour la petite histoire et paradoxalement, "Dans le film de ma vie" est un titre écrit par un mec qui habite à Osaka au Japon, et qui me connaît par cœur même si on ne s’est jamais rencontrés.

En revanche, je commence le concert par un titre qui s’appelle "Aller vite" qui parle d’aujourd’hui, de la guerre, du Carpe diem parce que j’arrive à un âge où il faut profiter de la vie… Même si ça a toujours été le cas pour moi, c’est important de profiter de chaque jour, d’aller vite comme je le dis dans les paroles.

Pour moi cette chanson s’adresse surtout aux gens qui parlent de politique, qui nous racontent des choses auxquelles on ne comprend rien, alors qu’on préférerait entendre de belles choses, de jolies histoires justement pour rêver.

• Vous disiez dans une interview l’an dernier que votre vie est une suite de petits miracles, comme d'avoir rencontré Jacques Higelin… Merci la vie donc ?

- Ma vie est un feu d’artifice depuis ma naissance, j’ai toujours été heureux, un enfant chéri et gâté par mes parents parce qu’avant moi, ils avaient eu un autre petit Louis qui est décédé à la naissance, j’ai donc été d’autant plus aimé.

Arrivé à l’adolescence, je suis tombé amoureux de la musique, des Stones, des Beatles et je me suis dit que je voulais faire comme eux. J’ai quand même passé le bac pour faire plaisir à mes parents et je me suis accordé une petite année pour me consacrer à la musique en me disant que si ça marche pas, je pourrai toujours reprendre les études. Et contre toute attente, ça s’est bien passé.

Jacques Higelin m’a pris sous son aile comme musicien, et j’ai décidé de monter mon groupe, six mois après ça a cartonné et depuis ce n’est que ça ! J’estime avoir une bonne étoile.

• "Dans le film de ma vie" a un côté un peu regard en arrière. Quid de l’avenir ?

- Une autre tournée en préparation… J’entre dans ce qu’on appelle "les années comptent double" d’où peut-être cette volonté d’aller vite. Je prends beaucoup de plaisir en ce moment, je ne sais pas si c’est lié à l’âge, au choix des musiciens, aux morceaux… J’ai beaucoup de cartes en mains et ça c’est agréable.

• À bientôt 70 ans et avec le recul, quel regard portez-vous sur le rock ?

- Les Stones, les Beatles, Cat Stevens, les Who, Led Zep, Hendrix, Otis Redding… C’était l’âge d’or quand j’avais 14 ans et c’est à cause de ces groupes que j’ai rêvé d’être musicien.

En revanche, côté français, je n’ai jamais vraiment accroché musicalement. Il manque cette musique rock qui me parle, avec des guitares, des solos de batteries, des mecs qui jouent vraiment et qui ne font pas juste qu’accompagner.

À l’époque, j’ai beaucoup aimé "Mélodie Nelson" de Gainsbourg. J’adore aussi le groupe Dätcha Mandala, malheureusement ils chantent en anglais, j’aurais pourtant aimé qu’il le fassent en français parce que ça apporterait un plus.

Cela dit, j’ai toujours espoir que de supers groupes arriveront, comme ce fut le cas avec Police, les Klash dans les années 80… Le rock renaîtra toujours de ses cendres.

vw/www.ipreunion.com/redac@ipreunion.com

Louis Bertignac en concert ce vendredi 16 février à 20h au théâtre Luc Donat et samedi 17 février au TPA, 20h

mots clés de l'article : musique , Actus réunion

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