Réunion mardi 31 mars 2020
Covid-19

Cas importé ou cas autochtone, on vous explique la différence

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Ce mardi 31 mars 2020 marque le début de la troisième semaine de confinement à La Réunion comme en Métropole. L’occasion de faire un retour rapide sur la différence entre les cas de covid-19 importés et les cas autochtones. (Photo d’illustration rb/www.ipreunion.com)

- Cas importé -

Il s'agit des personnes qui ont contracté la maladie en dehors du territoire de La Réunion, et qui ont déclaré les premiers symptômes une fois de retour dans l'île. Il s'agit par exemple du premier cas qui a été confirmé dans l'île, un homme de 80 ans qui était en vacances dans les Bahamas, et qui a contracté le virus lors de son séjour.

- Cas de transmission locale -

D'autres personnes peuvent tomber malades au contact de cas importés : on parle donc de cas de transmission locale direct, c'est-à-dire des personnes ayant été en contact direct avec des personnes tombées malade en dehors du territoire. Il y aussi des cas indirectement liés à des cas importés, c'est-à-dire qu'ils ont été contaminés par une personne ayant elle-même contracté le virus auprès d'un cas importé. "Ce sont parfois des contacts de contacts, et finalement cette chaîne ramène à des cas importés, souvent de Métropole", explique le docteur François Chièze de l'ARS.

A l'heure actuelle, au moins 153 des 224 cas confirmés sont importés. 9 personnes sont des cas de transmission locale direct et 27 sont des cas indirects. Les cas importés représentent 68% des cas.

- Cas autochtone -

Les cas autochtones sont des personnes ayant été contaminées à La Réunion même et qui n'ont aucun lien direct ou indirect avec les cas importés. On parle donc d'"autochtone" car le virus a été contracté sur l'île, sans que l'on puisse retracer la chaîne de transmission.

A noter que depuis le début de l'épidémie, le terme "autochtone" a été utilisé de manière erronée, y compris parfois par les autorités sanitaires, à l'oral. En effet, le mot a servi à de nombreuses reprises à décrire les cas de transmission locale, qui ne sont en réalité pas autochtones puisqu'elles étaient liées, directement ou non, à des cas importés.

"Dans le cas d'un autochtone, on ne retrouve pas la filiation, comme s'il y avait un chaînon manquant", indique le docteur Chièze. "Cela signifie donc que le virus circule de façon autonome sur l'île." Il ne dépend plus en effet de cas importés dans ce cas. Le risque est que la maladie se poursuive, même si plus aucun voyageur ne fait son entrée sur le territoire réunionnais.

Un premier cas autochtone, sans lien a priori direct ou indirect avec des voyageurs ou d’autres cas déjà connus, a été identifié dans un centre d'hébergement et de réinsertion sociale. Il s’agit d’un homme de 47 ans qui est actuellement hospitalisé au CHU Nord.

L'évolution des cas confirmés à La Réunion depuis le 11 mars, jour par jour :

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