[VIDÉO] La Réunion éco-responsable

L’éveil péi, le documentaire qui met en lumière les initiatives locales pour préserver la planète

Photo/ L’éveil péi

Depuis plusieurs années, ils sont nombreux à se bouger pour que La Réunion reste ce joyau niché dans un écrin de verdure. Pour que les générations futures puissent voir ces cascades, bassins, montagnes, lagon qui font la beauté de notre île. Pour que la qualité de vie qui est la nôtre ne soit pas un lointain souvenir dans dix, vingt, cinquante ans. Car La Réunion, comme le reste de la planète, n’échappe pas au réchauffement climatique, à l’érosion, à la hausse des températures et du niveau des océans. Il y a urgence, c’est d’ailleurs l’un des enjeux majeurs des années à venir. Chaque jour, à La Réunion, des femmes et des hommes se battent pour que notre île soit préservée, ce sont ces initiatives que Vincent Labbé a voulu mettre en avant dans son film documentaire "L’éveil péi."

Une heure et quatre minutes pour réveiller notre conscience écologique, pour l’éveiller ou tout simplement pour la renforcer. Ce film-documentaire, c’est une ode à l‘écologie, une ode à la pensée verte et un hommage à ces femmes et hommes, qui, pour certains, militent depuis plus de trente ans pour faire passer un message : "la planète est en danger."

Regardez la bande-annonce de L'éveil péi

"Beaucoup de gens se battent pour aller dans la bonne direction"

Vincent Labbé est arrivé à La Réunion en septembre 2018, il a découvert une île où il fait bon vivre, un cadre et une qualité de vie exceptionnels. Il s’est dit qu’il fallait impérativement préserver ce trésor. Alors l’idée a germé dans son esprit : "un ami avait fait un superbe film sur les initiatives éco-responsables à Tahiti, en arrivant à La Réunion, ça a fait tilt" raconte le réalisateur de L’éveil péi.

Inspiré, il a commencé à se renseigner et s’est vite rendu compte que dans le département, les initiatives autour de l’écologie ne manquaient pas : "il y a ce cliché, certains disent que La Réunion n’est pas une île écolo, qu’on va droit dans le mur. Mais au contraire, beaucoup de gens se battent pour aller dans la bonne direction."

Voir la vie en vert

Une dizaine d’initiatives sont présentées dans le film et plusieurs thématiques abordées : se déplacer, valoriser ses déchets, consommer responsable et local, devenir auto-suffisant, lutter contre l’obsolescence programmée… "Le message, c’est qu’on peut changer son mode de vie et tendre vers un quotidien plus écologique si on a l’envie et qu’on prend le temps" explique Vincent Labbé.

Pour cela, il a rencontré des associations, des agriculteurs, des chefs d’entreprise… Des échanges et des discussions qui ont eu un effet sur son quotidien : "je faisais déjà un peu attention avant mais en faisant ce film, j’ai opéré d’autres changements. J’ai conscience qu’il me reste encore pas mal de chemin à parcourir mais c’est déjà dans la tête que ça se passe, après le reste suit. C’est difficile d’être parfait, de changer ses habitudes, de s’éloigner de son petit confort mais ça se fait progressivement. Un changement radical ne permet pas de tenir sur la longueur, il faut y aller par étapes."

Devenir écolo, c'est possible et accessible

Le paradoxe, c’est que l’urgence climatique est bien là. Le réalisateur est lucide : "je suis ingénieur de formation en reconversion vers le métier de professeur de mathématiques. Mon métier d’avant était tourné vers l’industrie, je me suis rendu compte que ça ne me convenait plus, je cherchais un travail qui a du sens, tourné vers un avenir qui ne se détériore pas. Ne plus aller vers une déchéancen et une industrie galopante qui ne cesse de croître."

Après le repérage, Vincent Labbé est passé au tournage puis au montage : "cela m’a pris une petite année. J’ai reçu des subventions de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie ndlr) et de la FRT (Fédération réunionnaise de tourisme ndlr) mais la plus grosse partie du film a été auto-financée. J’ai aussi été épaulé par mon entourage. Mes colocataires, ma femme, ils ont très vite compris le message que je souhaitais faire passer et m’ont aidé dans cette aventure."

Le credo du jeune homme de 29 ans ? Mettre en valeur ces personnes qui s’engagent par des actions dans leur quotidien, bénévolement, à préserver La Réunion. "Pour moi, il était essentiel de montrer qu’on peut faire passer un message fort sans avoir 150.000 euros de financement. Faire quelque chose à taille humaine avec de la sincérité dans les échanges."

Changer les choses

L’idée du documentaire, c’est aussi de dire qu’on peut bouger les lignes, de l'écogeste à l'action collective : "en tant que consommateur, nous avons un pouvoir : choisir d’acheter ou pas. Si nous sommes nombreux à boycotter un produit, l’industriel sera alors obligé de revoir sa copie et à l’échelle individuelle, on peut acheter local, échanger, revenir au contact humain plutôt que d’aller dans une grande surface, acheter du savon péi…"

Où voir le film L'éveil péi ?

L’éveil péi sera projeté dans des salles de cinéma de l’île : • Saint-Denis: jeudi 14 novembre au Ritz à 18h30 • Saint-Pierre: vendredi 15 novembre au Rex à 18h30

Les projections seront suivies d'un débat sur les sujets abordés.

terme, Vincent Labbé espère que son film-documentaire sera aussi montré à des classes de collégiens et de lycéens de l’île. Le réalisateur précise qu’il ne perçoit pas de droits d’auteur. Pour plus d'informations, contacter Vincent Labbé sur la page Facebook L’éveil péi.

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