Réunion lundi 25 mai 2020
Déconfinement

Immobilier : visites de logements et déménagements possibles mais avec des contraintes

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Après deux mois d’interruption, le marché de l’immobilier a repris avec le déconfinement du 11 mai dernier. Il est désormais plus aisé de visiter des logements et de déménager, mais quelques contraintes demeurent. Tour d’horizon des règles à respecter et conseils à suivre si vous comptez louer, acheter ou vendre un logement (Photo rb/www.ipreunion.com)

55 jours plus tard, l’immobilier est sorti de la paralysie dans laquelle il était plongé durant le confinement. Une éclaircie pour les professionnels du secteur mais aussi pour les particuliers qui cherchent à louer, acheter ou vendre un logement.

Les démarches pour l’achat ou la vente d’un bien immobilier sont a priori facilitées par la levée des restrictions de déplacement. Toutefois, afin de limiter les visites physiques aux candidats réellement intéressés par les logements visés, les syndicats de la FNAIM et de l’UNIS recommandent des présentations virtuelles au préalable.

Etant donné la difficulté de prendre la mesure d’un bien sans se rendre sur place, les agents immobiliers limitent le nombre de personnes présentes à l’intérieur lors des visites physiques et le client ne doit toucher aucune surface. "Au niveau du guide de préconisation sanitaire, on a été très rigoureux et organisé sur les gestes barrières, pour les collaborateurs en interne comme pour l’accueil des clients", indique Florent Blard de Century 21. "Pour les découvertes et estimations de biens on envoie systématiquement les fiches de préconisations aux vendeurs ou aux acquéreurs. On leur explique comment vont se dérouler les visites et les précautions à prendre avant d’arriver."

Parmi ces précautions, les clients sont sommés de ne pas venir avec des enfants, de porter un masque et de se laver les mains. Les agents immobiliers, eux, s'assurent que les poignées de portes et surfaces soient désinfectées, et qu'il n'y ait jamais plus de deux personnes dans la même pièce. "Si ce n’est pas applicable, les visites sont annulées parce que pour l’instant on ne peut pas se permettre de faire autrement."

- Des états des lieux minutieux -

Les locataires quittant un logement doivent faire un nettoyage très approfondi des lieux et sont invités à nettoyer les clés, avant leur restitution, avec produit adapté. Les clés doivent être remises dans un sachet plastique. La recommandation générale est de ne réaliser l’état des lieux de sortie qu’après écoulement d’un délai minimum de 48 heures après la sortie des locataires du logement.

Pour l’état des lieux d’entrée, "aucune entrée ne peut avoir lieu moins de 48 heures après la sortie du précédent locataire", afin de maintenir une période de sûreté écartant tout risque de transmission du virus par les surfaces.

- Prendre son mal en patience -

Le déconfinement n’a pas permis un total retour à la normale, notamment du point de vue administratif. Les délais sont allongés du fait de l’embouteillage causé par les deux mois de ralentissement. S’il est de nouveau possible de se rendre chez le notaire pour signer un acte de vente, la signature électronique à distance reste d’usage jusqu’au mois d’août.

noter que si vous avez signé le compromis de vente avant le confinement, ou pendant grâce à la signature à distance, la vente ne peut être annulée par l’acquéreur à cause de la crise sanitaire. Il ne bénéficie d’aucun recours pour revenir sur sa décision au-delà du délai de rétractation de 10 jours. La vente sera donc conclue dans les conditions prévues lors de la signature.

Des délais plus longs aussi à prévoir pour obtenir un prêt immobilier à la banque. Lors de la signature d’un compromis de vente, il est donc conseillé de "prévoir une condition suspensive d'au moins deux mois pour être tranquille".

- Le marché pas en berne -

Malgré la crise sanitaire il n’est pas forcément nécessaire de brader son bien immobilier pour trouver un acquéreur. Selon une enquête de l'Observatoire du Moral Immobilier, 86% des futurs acquéreurs n’ont pas changé de fourchette de prix pour leur projet d’achat à cause du confinement, notamment par crainte de voir augmenter les taux dans les mois à venir.

Seuls 2 % des candidats à l’acquisition abandonnent leur idée d’acquérir un bien. Parmi ceux qui avaient décidé de reporter leur projet lors de la mise en place du confinement, 50 % envisageaient de le relancer dès le retour à la normale.

"Je n’ai pas le physique de Madame Irma ni sa boule de cristal", sourit Florent Blard. "On a attendu de voir comment ça se passe. On a expliqué aux vendeurs qu’il n’y a aujourd’hui aucun signe alarmiste qui nous oblige à baisser les prix. On s’était donné 3 semaines à 1 mois pour voir comment réagissent les acquéreurs, et il s’avère que les négociations sont classiques au pré-confinement. Il n’y a pas eu de baisse de prix."

aa / www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

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