Réunion par Imaz Press, jeudi 16 décembre 2021 à 12:13
[PHOTOS-VIDÉOS] Le Sdis, le RAID et le PGHM réunis

Téléphérique de la Cinor : exercice d’évacuation grandeur nature

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Le Service départemental d’incendie et de secours (Sdis), le Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) et le RAID ont mis en place un exercice d’évacuation de grande ampleur sur le téléphérique urbain de la Cinor, à Saint-Denis. Une opération importante avant l’inauguration du téléphérique prévu le 23 décembre prochain, pour s’entraîner à sortir ceux et celles qui seraient bloqué.e.s dans les télécabines. Cet exercice de sécurité est une première dans une ville, le téléphérique de la Cinor étant la première structure urbaine de ce type en France. Le tracé relie le Chaudron à Bois-de-Nèfles en passant par le Moufia. (Photos mm/www.ipreunion.com et gendarmerie)

L'exercice effectué ce jeudi matin avait pour objectif "de tester la compétence des différents services de secours pour une évacuation verticale du téléphérique, le premier urbain de France" explique le capitaine Olivier Fontaine, du groupement opération du Sdis. Au programme : escalader les pylônes, faire monter le matériel de secours, évoluer sur les câbles et évacuer les personnes à l'intérieur des télécabines.

Regardez l'exercice d'évacuation :

En tout, une quarantaine de personnels mobilisés. "On est 6-7 personnes du GIGN et du PGHM, l'antenne RAID a 4 à 5 personnes et au niveau du Sdis on a les équipes du Grimp qui sont 8 et on a des personnes au sol pour la coordination de cette opération, faite par le Sdis, et là on a une vingtaine de personnes à peu près" liste le capitaine Olivier Fontaine.

L'exploitant est tenu de chronométrer les actions de secours, qui doivent être à la fois rapides et effectuées en toute sécurité. Pour cet exercice, les équipes ont suivi des formations poussées durant une dizaine de jours. "Il faut faire une bonne analyse du parcours, des risques de l'environnement et c'est l'ensemble de ces éléments qui permettent un secours efficace. On survole beaucoup d'établissements scolaires sur ce tracé également. Et quand on atterrit dans un lycée il faut un minimum de coordination" ajoute le capitaine.

A ses côtés, le Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM), là pour coordonner les opérations et prêter main forte au commandant des opérations de secours. Il faut ensuite évoluer sur les câbles pour secourir chaque télécabine, un sport de haute voltige, qui n'est pas toujours aisé en fonction du lieu de la panne. "Il y a des secteurs plus compliqués car il y a des bâtiments au sol, il faut donc dévier l'évacuation pour ne pas que les victimes se retrouvent sur le toit. Il y a des secteurs plus simples mais aussi plus plats et qui demandent beaucoup d'énergie pour se déplacer" explique le lieutenant Stéphane Narbaud, commandant du PGHM.

Ce jeudi il s'agissait bien d'une "opération d'ouverture, et non pas une opération préfecture, c'est scénarisé sur un seul tronçon. C'est une opération qui permettra de valider l'ouverture du téléphérique" ajoute-t-il.

Si le PGHM a 17 personnels formés prêts à intervenir, tous ne sont pas disponibles en même temps. Le GIGN (Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale) est donc là pour fournir des renforts. "En plus des missions d'intervention, nous effectuons des missions de secours, nous venons donc ici en appui du PGHM, en fonction du nombre de personnes à évacuer" explique le commandant Jean Michel, de l'antenne GIGN de La Réunion, qui peut alors mobiliser jusqu'à 36 personnels. "Notre particularité c'est qu'on a aussi le plan anti-cyclone. Les personnes sont déjà formées aux techniques de cordes et secours sur corde, de niveau 2, le même niveau que les pompiers. Moi après un coup de fil, il y a 12 personnes que je peux projeter en une demi-heure, en tout point du territoire" affirme-t-il.

Le RAID, unité d'élite de la police nationale, est également là pour apporter ses compétences "en matière d'évolution en hauteur et techniques de cordes", indique Joël, brigadier-chef à l'antenne RAID de La Réunion. "Toute évolution en hauteur représente un risque, mais on travaille en toute sécurité" garantit-il. Tous les participants évoluent avec le même matériel : des baudriers spécifiques, des nacelles ou encore des vélos pour évoluer sur les câbles. Ce type de secours en victime sur téléphérique, "c'est le premier à La Réunion donc c'est aussi tout à fait nouveau pour nous" ajoute-t-il.

Un exercice a également été mené pour pouvoir évacuer une personne à mobilité réduite (PMR). "Dans ce cas on va l'évacuer avec un matériel plus adapté" explique le brigadier-chef. Une nacelle spéciale est effectivement tirée sur câbles, pour pouvoir installer la personne atteinte de handicap, avant de faire descendre son fauteuil.

mm/www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com

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