Réunion mercredi 29 avril 2020
A l’initiative d’un collectif d’entrepreneurs

Une application péi alternative au "contact tracing" contre la propagation du virus

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"Un collectif d’entrepreneurs baptisé "Mouvement Solidaire des Entrepreneurs Réunionnais" apporte sa contribution pour une solution opérationnelle "Safety check"qui permettrait aux Réunionnais de recevoir des notifications d’exposition au risque covid-19" indique le collectif. "Initiative privée initiée le 22 mars dernier, dont la phase de recherche est co-financée par convention avec l’État, l’application Ansamb souhaiterait contribuer à la préparation d’un déconfinement maîtrisé à La Réunion et dans les territoires d’outre-mer. Une alternative au contact tracing, qui respecte à la fois la vie privée et la réglementation européenne sur les données personnelles" précise le collectif dans un communiqué que nous publions ci-dessous

"Le projet Ansamb est une initiative public/privé cofinancée par un collectif d’entrepreneurs réunionnais emmené par le Groupe Chane Pane, le groupe Excellence et le groupe Solynvest. L’État a répondu à l’initiative en finançant pour moitié la phase de recherche actuellement en cours. Cette application sans but lucratif, sera disponible en téléchargement gratuit sur les stores.

Ansamb est une application de " Safety check " qui permettra de recevoir des " notifications d’exposition " grâce à l’enregistrement des croisements entre personnes. Conçue pour être non nominative et non intrusive, elle est créée par les Réunionnais, pour les Réunionnais. Elle permettra de bloquer rapidement les chaînes de transmissions d’une épidémie en permettant à l’utilisateur devenu malade d’alerter les personnes croisées antérieurement, sans pour autant dévoiler son identité, ni sa géolocalisation.

" La taille mesurée du territoire de La Réunion et son taux d’équipement élevé en smartphones pourra aider à une adoption rapide de la solution par la population. Il faudra que 70% de la population soit équipée de l’application si l’on souhaite la voir pleinement efficiente, un objectif qui pourrait être rapidement atteint sur un territoire comme La Réunion " indique Alfred Chane Pane.

L’impact serait alors multiple : - Permettre aux réunionnais de protéger leurs proches mais aussi les personnes avec qui elles auraient été en contact en les alertant sans pour autant dévoiler leur identité. - Compléter l’arsenal de mesures de protections (masques, dépistages, distanciation sociale, etc.) lors d’une levée progressive du confinement ; - Contribuer à un redémarrage au plus vite de l’économie locale durement impactée, préserver les emplois des réunionnais, et prévenir une crise sociale majeure. - Engager la population dans une démarche participative et citoyenne de protection de soi et de ses proches face au risque de contagion.

Au 28 avril, 418 personnes ont été affectées par le COVID19 à La Réunion. Une situation qui en cas de déconfinement non maîtrisé pourrait vite devenir explosive dans un territoire ou les " plans B " n’existent pas. En effet, le déplacement de malades à une région périphérique en cas de surcharge des hôpitaux est impossible. L’enjeu est aujourd’hui la sécurisation du déconfinement de notre territoire déjà durement touché par le chômage afin de ne pas ajouter une crise sociale à la crise sanitaire.

" Une application diffusée en “mode viral” peut avoir une vitesse de propagation plus rapide que le virus lui-même " explique Pascal Thiaw Kine, adhérent Leclerc à La Réunion. " Son haut niveau de confidentialité et son approche locale contribuent à ses chances d’adoption par la population réunionnaise. Nous pensons qu'en temps de crise et d'urgence sanitaire, une initiative même privée peut favorablement contribuer au succès de l'action publique. Nous souhaitons également contribuer au redémarrage de la vie sociale et économique de notre île, en particulier à l’approche du déconfinement,, source aujourd’hui de toutes les inquiétudes. "

Le projet Ansamb, en cours de finalisation, intègre une application smartphone qui enregistre les interactions sociales physiques de ses utilisateurs sur une période de 21 jours glissants. Ansamb respecte la Réglementation Européenne de Protection des Données (RGPD). Elle n’effectue pas de géolocalisation et ignore l’identité de son utilisateur, son numéro de téléphone, son e-mail et même son état de santé".

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