sports par Paris (AFP) , lundi 14 septembre 2020 à 01:20

Ligue 1 : Payet, le chambreur ne fait plus rire Paris

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Passeur décisif, homme-clé dimanche de la première victoire marseillaise en neuf ans face au Paris SG, Dimitri Payet a conclu en apothéose son jeu de provocations avec le public parisien.

"Payet, Payet, on t'enc… !" Dès l'échauffement, les quelques supporters de la tribune Auteuil, habituellement occupée par les ultras, ont donné le ton.

Insulté de long en large, copieusement sifflé à chaque fois qu'il avait la balle, le milieu de 33 ans, titularisé sur le côté gauche par André Villas-Boas, a eu la monnaie de sa pièce au Parc.

Dans le regain de rivalité entre Parisiens et Marseillais, c'est en effet lui qui avait commencé à faire monter la sauce dès fin août, après la défaite du PSG en finale de Ligue des champions face au Bayern Munich. Un tweet chambreur ironisant sur l'étoile de champion d'Europe, toujours absente sur le maillot du PSG.

Ses propos, qu'il a assumés jusqu'au match - "C'est de bonne guerre (...) entre ennemis, on se charrie là-dessus", a-t-il justifié l'avant-veille - lui ont valu d'être ciblé, lui et sa femme, par une banderole du Collectif ultras Paris ironisant sur le fait qu'il n'avait jamais "soulevé" le moindre trophée.

Et sur le terrain, il a été pour beaucoup dans l'ambiance électrique d'un match haché et tendu. Une altercation avec Neymar lui a valu un carton jaune dès la 12e minute, également récolté par le Brésilien du PSG.

Une faute commise sur lui par Leandro Paredes (71e), qui a valu un carton jaune à l'Argentin, a même provoqué les vivats du Parc alors que Payet est resté plus d'une minute à terre.

"Dimitri a fait un très bon match. Le PSG l'a bien pressé, agressé, avec les supporters contre (lui), il a bien joué", a salué son entraîneur André Villas-Boas.

- Célébré comme un but -

C'est sur un coup franc à environ 35 mètres de la cage de Sergio Rico qu'il a réussi son exploit.

A la 31e, son centre arrive au deuxième poteau. Florian Thauvin, à la réception, trompe le portier espagnol et ouvre le score pour l'OM. Il célèbre le but comme s'il l'avait marqué.

Rebelote lorsque Dario Benedetto croit doubler la mise (63e), sur une action consécutive à un corner de Payet. Le Réunionnais va célébrer le but avant que le but de l'Argentin ne soit annulé pour hors-jeu.

Si le jeu des Phocéens a plus souvent été du côté droit, plusieurs coups francs de Payet (45e+2, 49e) ont créé le danger dans la surface parisienne.

Tout comme un joli centre (21e) repoussé par Juan Bernat, ou une incursion dans la surface parisienne bien contrôlée par le capitaine parisien Presnel Kimpembe.

A mesure que les joueurs de Thomas Tuchel ratent des occasions et que la tension monte, Payet est de plus en plus pris pour cible par le public du Parc, qui voit se rapprocher la première défaite contre l'OM depuis neuf ans et vingt matches.

Remplacé à la 76e par Nemanja Radonjic, Payet en est toujours à zéro but en onze confrontations avec le PSG depuis qu'il est joueur de l'OM.

Mais alors qu'il restait sur un nul et neuf défaites, son compteur de victoires est désormais débloqué.

Lui qui avait, en 2011, fait des pieds et des mains pour être transféré au PSG - quand il jouait à Saint-Etienne - a définitivement fait oublier cet épisode. Et s'impose comme le héros olympien de la soirée.

mots clés de l'article : FRA , Foot , L1

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