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Orange à Mayotte mardi 22 décembre 2020

Le debaa : un chant par et pour les femmes

220Pratique dansée et chantée traditionnelle soufie, le debaa est un marqueur de la culture mahoraise du 20ème siècle et d’aujourd’hui. Le reflet de sa diversité, de sa vitalité et de sa créativité !220 220220 220Le debaa est une pratique culturelle et cultuelle mahoraise réservée aux femmes. Cet art de l’islam, tiré du soufisme, trouve ses racines dans le kaléidoscope des expressions culturelles de Mayotte, qui se composent d’aspects africains, indo-océaniques et arabo-musulmans.220 220220Un trésor vivant du patrimoine mahorais220220 220A la fois chant, danse, rencontre, etc., le debaa est toujours un événement et l’opportunité pour ses représentantes de se parer de bijoux et de revêtir leurs plus beaux saluvas – la tenue traditionnelle des femmes mahoraises. Coiffées de fleurs de jasmin, de la dentelle de henné recouvrant leurs bras et leurs mains, elles peuvent alors entamer leurs psalmodies à la gloire du prophète Mohammed.220 Mais avant tout cela, comment naît le debaa ? Dans des moments d’échanges et de complicité entre femmes, qui aboutissent à la programmation de nouvelles rencontres. En prévision de celles-ci, les groupes répétent les anciens chants et en créent de nouveaux à partir d’un mot, d’une phrase, d’un texte puisé dans une des nombreuses anthologies de poésie mystique en circulation à Mayotte. En même temps, les femmes s’organisent pour confectionner leurs saluvas. Et, la veille de la rencontre, les plus jeunes préparent des boules de fleurs, notamment faites de jasmin.220 220220 220220La reconnaissance de l’UNESCO220220 220En général, les rencontres se tiennent le dimanche. Les groupes de musiciennes et de danseuses réunies composent une explosion de couleurs et de lumières chatoyantes, et chacune est prête à donner le meilleur d’elle-même. A la fin des rencontres, les groupes invités sont débiteurs : à leur tour, ils deviendront organisateurs et échangeront l’invitation. C’est ainsi que la tradition se perpétue sur l’île depuis des décennies.220 Art féminin par excellence, emblématique de la culture mahoraise, le debaa fait l’objet d’un processus de patrimonialisation, avec un projet d’inscription au patrimoine immatériel de l’UNESCO. Sans oublier les nombreuses tournées, rencontres et manifestations organisées par le Conseil Départemental qui font vivre et rayonner cet art encore méconnu au-delà des frontières de Mayotte.220 220Pour aller plus loin :220 220Au cœur du debaa, par Eléna Bertuzzi et Laure Chatrefou (PDF)220 220220Photos : Bertrand Fanonnel, 2018 / CC BY-SA 4.0220220

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Orange à Mayotte mardi 22 décembre 2020

Le digital comme accélérateur du développement

220Comment l'écosystème mahorais du digital se structure-t-il ? Autour de quels enjeux et projets son développement est-il axé ? Réponses avec Feyçoil Mouhoussoune, gérant d'ETIC Services et Président du Groupement des Entreprises Mahoraises des Technologies de l'Information et de la Communication (GEMTIC), dont Orange est l’une des 94 entreprises mahoraises adhérentes.220 220220 220220Pouvez-vous nous présenter la vocation et l'action du GEMTIC ?220220 220Le GEMTIC est un groupement d'entreprises du digital créé en 2012 à l'initiative de la CCI Mayotte. Nous assumons plusieurs missions. De communication, de promotion et de valorisation de la filière et des métiers numériques, à destination de la jeunesse notamment. Nous portons par ailleurs la voix et les intérêts de la filière dans les discussions stratégiques avec les décideurs publics. Nous avons aussi vocation à accompagner les dirigeants d'entreprises, dans une filière où les créations sont nombreuses, ainsi que les échecs : paradoxalement, certaines entreprises du digital n'ont pas encore accompli leur propre transformation digitale. Nous essayons de repérer les porteurs de projets très innovants afin de les accompagner et de leur proposer un écosystème d'accélération adapté. C'est tout le sens, par exemple, d'un appel à projets lancé récemment par l’Agence de Développement et d’Innovation de Mayotte (ADIM), avec qui nous travaillons, pour le développement du territoire, et très axé sur l'innovation numérique.220 220220Dans la continuité de ce concours d'innovation, quels sont les autres projets qui contribuent ou vont contribuer à soutenir la filière à Mayotte ?220220 220Le GEMTIC avait initié un projet de technopole fédérant des outils d'accompagnement à l'innovation, sur lequel la Chambre de Commerce a désormais pris le relais. Un projet structurant que nous portons concerne la création d'un datacenter sur l'île, afin de structurer une offre de services de proximité pour des besoins critiques. Nous parlons de solutions basiques comme de haut niveau en vue de dynamiser les nouveaux usages autour la ville intelligente, etc. Nous sommes un territoire jeune et insulaire, et ce datacenter constituera une brique complémentaire précieuse pour le développement de la filière, à son ouverture attendue pour le premier trimestre 2022.220 Enfin, au mois de septembre, nous nous sommes positionnés sur le label French Tech, qui rassemble le mouvement français des start-up. Nous sommes conscients de notre "jeunesse", mais les choses vont vite, des initiatives et des acteurs sont déjà lancés. Nous ne voulions pas perdre de temps dans la structuration de l'écosystème. Nous pensons que c'est le bon moment, alors que nous bénéficions du soutien de nombreuses institutions dans cette démarche. Nous ne nous fixons ni de limites, ni de contraintes ni de pression : même si nous échouons, nous aurons appris.220 220220De quelles manières et dans quelle mesure les NTIC irriguent-elles l'environnement socio-économique de Mayotte ?220220 220Il faut commencer par rappeler que plus de la moitié de la population mahoraise a 20 ans ou moins, et a toujours vécu dans un monde numérique. Le digital n'est certes pas une fin en soi, mais il constitue un terreau d'opportunités sans pareil. Le territoire de Mayotte se développe à marche accélérée, avec beaucoup de mutations. Le département est en quelque sorte en train de se créer, au 21ème siècle, et les enjeux sociaux, économiques, etc., auxquels il fait face peuvent être adressés avec les NTIC, à condition de savoir mobiliser et associer les ressources. Nous ne pouvons pas nous construire sans. Le bond technologique est de taille, mais il faut l'initier dès maintenant, et avec résolution.220

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Orange à Mayotte jeudi 17 septembre 2020

Said Mattoir : retour aux sources pour un nouveau départ

220Said Mattoir est revenu s’installer à Mayotte après une douzaine d’années en métropole. Depuis septembre, il occupe le poste de Technicien au sein du Groupe d’Intervention Locale de l’île.220 220220 220Comme nombre de Mahorais, Said Mattoir s’est envolé pour la métropole juste après le bac pour suivre des études supérieures. Après une formation administrateur systèmes et réseaux, il occupe différents postes, plutôt tournés vers l’informatique. 220« Intégrer Orange, confie-t-il, c’est l’occasion de voir comment ça se passe côté fournisseur de réseau. Au niveau des technologies, je rencontre des choses nouvelles et intéressantes. C’est donc un poste enrichissant, qui complète ce que j’ai appris dans mes expériences passées »220.220 220220Candidature spontanée220220 220Si son cœur l’a ramené à Mayotte, ce sont ses compétences qui ont conduit Said à franchir le seuil d’une agence Orange pour y présenter spontanément sa candidature. Peu de temps après, une création de poste correspondant à son profil lui a ouvert les portes de l’entreprise. Il fait aujourd’hui partie d’une petite équipe de six personnes aux spécialités diverses, qui intervient sur tout le périmètre de l’île.220 220220Bienvenue chez Orange220220 220220« J’ai été très bien accueilli par mon équipe et j’ai pu faire connaissance avec les différents services d’Orange Mayotte. J’avais aussi commencé une immersion à la Réunion, qui a malheureusement dû être interrompue et reportée à cause de la pandémie de Covid-19. Mais j’ai beaucoup appris ici, au contact de mes collègues, qui m’ont aidé à m’intégrer et à prendre en main mon nouveau poste. »220220 220220 220220Dépaysement, ou repaysement ?220220 220Quand on s’était accoutumé à la vie en métropole, retourner s’installer à Mayotte est l’assurance d’un grand changement en même temps qu’un retour aux sources : les gens, les paysages, les transports, tout est différent. 220« Je suis heureux d’être revenu auprès de ma famille, et d’entrer dans une grande entreprise. Je mets mon expérience à profit pour montrer ma valeur, et si tout se passe bien, j’espère rester le plus longtemps possible chez Orange. »220 On lui souhaite une belle aventure professionnelle et humaine sous le ciel mahorais !220

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Orange à Mayotte jeudi 17 septembre 2020

Les doukas au cœur du réseau de distribution Orange à Mayotte

220Disséminés un peu partout sur l’île jusque dans des zones reculées pour permettre aux habitants de s’approvisionner en produits divers, les « doukas » sont typiques et emblématiques de la vie mahoraise. Et constituent depuis le début des années 2000 des maillons essentiels de la chaîne de distribution des produits et services Orange.220 220220 220Les doukas sont indissociables du paysage et du tissu socio-économique de Mayotte. Ces petites boutiques, qui ont émergé alors que les infrastructures de transport étaient encore peu développées, se retrouvent autant au détour des rues au cœur des villes que dans la brousse, dans des régions plus isolées.220 220220Réseau de proximité220220 220Parce qu’ils offrent la possibilité aux milliers d’habitants d’accéder à des produits alimentaires et de première nécessité un peu partout, les doukas sont devenus des commerces de proximité essentiels à la vie de l’île. Et, depuis quelques années, des relais tout aussi essentiels dans le circuit de distribution local des produits et services d’Orange, qui s’appuie sur 220« un réseau physique uniquement, et une seule boutique propriétaire220, explique Abdallah Ridjali, Responsable de boutique. 220Limités à la vente de cartes de recharge au départ, les doukas commercialisent aujourd’hui des kits prépayés également, et représentent la majorité des activations Mobile Orange sur l’île. »220220 220220Animation des doukas220220 220La plupart des doukas mahorais ont ajouté la « casquette » Orange à leur activité courante et apposé le logo du Groupe à leur enseigne. Pour mener à bien leur mission de revendeur, ils disposent d’un accompagnement sur-mesure. 220« Nous travaillons avec un grossiste partenaire qui participe à l’approvisionnement des doukas en recharges et kits ainsi qu’à leur formation. Tout au long de l’année, deux collaborateurs Orange Mayotte font le tour des boutiques et sont sur le terrain pour conseiller et former les revendeurs sur les techniques de vente et procédures d’activation. »220220 Orange peut donc atteindre tous les habitants de l’île grâce au réseau des doukas, des plus petits dans des zones difficiles d’accès jusqu’aux plus importants dans les villes – les Douka Bé (Bé signifiant "grand" en mahorais). Et le réseau continue de se développer année après année pour toucher toutes les communautés de Mayotte !220 220220

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Orange à Mayotte jeudi 17 septembre 2020

A Mayotte, on « barge » comme on bouge

220Le service de barge qui relie les îles de Grande-Terre et Petite-Terre est indissociable de la vie de Mayotte et rythme le quotidien des habitants comme des gens de passage. Un « métro » maritime qui offre un dépaysement garanti !220 220220 220Chaque année, près de 5 millions de personnes sont amenées à « barger ». Jeunes, personnes âgées, mahorais ou visiteurs, passagers réguliers ou occasionnels, pour aller travailler, pour découvrir les secrets des îles, pour sortir le soir, etc. : la barge accueille tout le monde pour un trajet au fil de l’eau dans le cadre somptueux du lagon.220 220220Barge, eau, boulot, dodo...220220 220Mahamoud Daoud, Responsable de la Conduite d’Activités à Orange Mayotte, fait partie des usagers quotidiens du ferry. Chaque matin à 6h30, il embarque à bord de la barge depuis Petite-Terre pour rejoindre Mamoudzou, la capitale mahoraise située sur la rive opposée. 220« Toutes les activités tertiaires à Mayotte sont centralisées à Grande-Terre depuis de nombreuses années220, explique-t-il, 220tandis que Petite-Terre abrite notamment, en plus de l’aéroport international, les services de gendarmerie. Avec mon équipe, nous sommes basés dans la zone industrielle de Kawéni, que je peux rejoindre à pied ou en voiture depuis les quais de la barge en une vingtaine de minutes. »220220 Chaque jour, Mahamoud emprunte ce trajet atypique, au long duquel il retrouve ses collègues pour y discuter des sujets chauds de la vie mahoraise. 220« Le passage dure une quinzaine de minutes, et c’est l’occasion pour nous de partager à propos de politique, de social, de l’activité des 3 opérateurs mobiles de l’île, des problèmes et des bonheurs de Mayotte, etc. Et de s’échanger aussi des infos et des conseils : l’insécurité est un enjeu majeur à Mayotte, et je peux m’appuyer sur ces discussions pour mieux guider et aiguiller les équipes de techniciens vers les itinéraires les plus sûrs. »220220 Ce petit forum à ciel – et à flot – ouvert rapproche tous les résidents mahorais depuis plus de 40 ans déjà ! 220 220220 220220Un transport de référence pour les piétons et conducteurs220220 220Sept jours sur sept, ce « pont mobile » transporte tous ceux qui en ont besoin, dès 5h30 et jusqu’à 00h30 en semaine, avant de jouer les prolongations les vendredis et samedis jusqu’à 3h30 pour accompagner les pérégrinations nocturnes des fêtards. A raison de 0,75 euros pour un aller piéton depuis Grande-Terre, 2 euros pour les deux-roues , 15 euros pour les véhicules particuliers et 30 euros pour les utilitaires, le ferry embarque aussi les véhicules. Avec une différence : si l’on prend la barge en tant que piéton, les automobilistes prennent eux l’amphidrome.Le service, exploité par la Société des Transports Maritimes (STM), fonctionne avec un peu moins d’une dizaine de navires aux noms évocateurs. Le 220Georges Nahouda220, par exemple, est ainsi nommé en hommage à l’un des pères de la départementalisation de Mayotte. Récemment, la flotte s’est renouvelée en partie pour accueillir des amphidromes flambant neufs, pouvant accueillir jusqu’à 590 passagers.220 De quoi voguer pendant de nombreuses années encore… 220 220220